American Horse Ranch

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 Somebody to love. [Pv Solveig]

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Dawn. Heather

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La Légende de l'Ouest
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MessageSujet: Somebody to love. [Pv Solveig]   Dim 22 Mai - 2:46





Somebody to love
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Le soleil venait d'apparaitre dans le ciel rosâtre, je m'éveillais, encore pleine de courbature et de blessures. Je m'e levais lentement, sans tarder j'ouvris les fenêtres et m'assis à la petite table qui ornait mon appartement, je ne m'y attardai pas plus de quelques secondes, juste le temps de boire un verre de jus d'orange. Puis enfila une culotte de cheval couleur de jais, parfaitement immaculée ainsi qu'une chemise blanche que je rentrais dans mon pantalon. J'attachais proprement mes cheveux en un chignon et passé sur mon visage du maquillage, j'enfilais mes bottes parfaitement lustrée de la veille et 'attrapa mon sac de sport qui comportait tout mon matériel d'équitation.

Je refermais l'appartement à clef. Arrivant au box vide de l'étalon j’y posa mes affaires. Dans les champs, la longiligne silhouette grisâtre m'attendais, dès qu'il m'aperçut, il s'écarta de la barrière électrique et fit mine de manger goulument l'herbe sèche qui se trouvait à ses pieds, cette imitation presque pitoyable m'arracha un sourire.

Je passai son licol sur sa haute tête, à peine Tryptik était-il sorti du pré qu'il se mit à hennir comme pour prouver qu'il était l'homme de la bassecour. Aussitôt il semblait oublier que j'étais là, et hennissait dès qu'il croisait quelconque cheval, trottant sur place, secouant sa tête.

Je lui fis un bon pansage, nattant sa queue et sa crinière, chassant les mouches qui avait l’audace de se poser sur lui et posa me selle sur son dos fin qui frémit. Je lui passais le filet, et j'enfourchais sans attendre la longiligne silhouette aux courbes gracieuses.

Nous nous dirigeâmes vers le grand manège, les exercices s'enchaînèrent rapidement, si bien que je me fondais dans la masse de muscle équine, ressentant chaque muscle mis a profit pour l'exercice, ainsi le sable se soulevait sous ses foulées gracieuses, les déplacements latéraux, les courbes, les voltes, les changements de pieds, les allongements, les piaffés, et autres exercices de hautes et basses école s'enchaînèrent.

Nous rentrâmes dans son box, lui l'encolure pleine d'écume, moi épuisée, le chignon presque entièrement défait, le pantalon poussiéreux, lui les naseaux fumant, nous étions épuisés, et pourtant une nouvelle fois l'alchimie avait été parfaite, chacun de mes muscles se tendaient en même temps que les siens. Nous avions inventé une histoire l'espace d'une seconde, je façonnais une splendeur éphémère dont je savais qu'il ne resterait presque rien. J'exprimais ma chance d'être la contemporaine de cet étalon gracile. Je me souvenais de cet américain qui un jour nous avais vus travailler tous les deux, il m'avait dit ; « Viens ! Viens on monte un spectacle, tu en feras trois par jour, neuf par semaine, tu auras le salaire de Tom Cruise et tout le monde connaitra ton nom » Je me rappelle avoir pissé de rire devant cet homme qui ne comprenait pas que la beauté d'un travail gracile est éphémère, aléatoire, qu'un cheval est un cheval et qu'on ne force pas une bête de 600 kilos. Et je sais qu'un jour si on arrivais plus, où si on se répétait, on disparaîtrait, personne ne serait où nous serions, les concours seraient finis, et on me retrouverait dans une obscure carrière à monté ma seule perle.

Je descendis de l'animal, lui refit un pansage, une douche sur ses membres pour éviter l'engorgement, un massage de la colonne vertébrale, et une ration d'orge, d'orties cuite, et de compléments.

Je repris Tryptik en bout de longe, et calme il rentra au pré, me démontrant une indifférence particulière que je lui rendais, c'était un étalon qui ne s'écoutait pas physiquement parlant. Je le lâchai de nouveau dans son pré, et il imita une indifférence total, alors que je le savais à m'observer du coin de l'oeil. Alors je m'approchai des barrières, et il m'agrippa la chemise du bout des dents, me bousculais, m'embrassai, et fuyais à chaque caresse que je tentais, alors je le laissais faire, me mordillant la nuque, disparaissant, me bousculant.

Le soleil était haut, il devait être midi. Je restais dans le champ, tournant le dos aux allées, observant caracoler Tryptik.



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Dernière édition par Dawn. Heather le Dim 22 Mai - 22:16, édité 3 fois
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Solveig E. Nachtfalter

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MessageSujet: Re: Somebody to love. [Pv Solveig]   Dim 22 Mai - 18:02

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« Bienvenue sur Radio Woodstock, il est neuf heures et le soleil brille !... » Solveig s'extirpa de sous sa couette avec un grognement digne d'un ours qui sort de l'hibernation, puis se redressa péniblement dans son lit. Il jeta un regard affligé à son radio-réveil, qui avait entrepris de lui passer un morceau de Jefferson Airplane, se demandant un instant comment le présentateur pouvait ainsi s'agiter dès le matin. L'homme enfouit son visage entre ses mains et poussa un profond soupir. Il avait du dormir à peine quatre heures cette nuit, et le simple fait d'apercevoir quelques maigres rais de lumière filtrer au travers de ses volet lui filait une sacré migraine. Il y a des jours comme ça, où on ferait mieux d'avaler une boîte de somnifères et de ne pas se réveiller...

Il attrapa la canne à pommeau qui était posée contre sa table de nuit, monta le son du radio-réveil et se leva, non sans difficulté. Il alla jusqu'à son armoire, en sortit une chemise propre, blanche et un pantalon d'équitation, blanc également. Puis il se dirigea vers la salle de bain et vint s'appuyer sur le rebord du lavabo. Il tourna lentement le robinet et considéra pendant quelques secondes le mince filet d'eau froide qui s'en écoula, avant de s'en asperger abondamment le visage. Son regard croisa alors son reflet dans le miroir accroché au dessus du lavabo. Était-ce vraiment lui, cet homme à la barbe de trois jours et à l'air si fatigué ? Sans aucun doute possible. A cette pensée, il poussa un second soupir. Avec son teint pâle et ses cernes, il avait tout l'air d'un vampire, ce qui ne lui plaisait qu'à moitié. Il secoua négligemment la tête, avant d'empoigner sa brosse à dent avec hargne.

Quelques minutes plus tard, il sortit de la salle de bain, et alla s'agenouiller devant un placard de sa chambre. Il en sortit une paire de bottes rutilantes, fraichement cirées, et les enfila. C'était celles dont il se servait autrefois pour monter à cheval. Ce n'était pas des bottes d'équitation, mais celles qu'il avait porté jadis lors de son service militaire, il n'avait jamais réussi à s'en séparer. Il enfila alors un veston sans manches noir, prit ses clés et son portable, puis sortit de l'appartement en claquant la porte derrière lui.

Il se dirigea en boitant vers le pré où l'on laissait paître les chevaux en liberté, ouvrit la barrière, puis s'arrêta, les mains sur les hanches. Il pouvait apercevoir au loin quelques silhouettes équines se mouvoir dans l'herbe, étincelant sous le soleil comme une mer d'émeraude. Un sourire en coin vint éclairer son visage. Il avait beau ne plus pouvoir monter à cheval, il ne pouvait pas se passer de leur présence. Il marcha pendant un bon quart d'heure, sifflotant gaiement l'air qu'il avait entendu le matin-même à la radio, puis s'arrêta à nouveau et s'assit dans l'herbe, à l'ombre d'un bosquet qui poussait là. Il sortit son portable de sa poche, regarda un instant l'écran, puis le rangea aussitôt. Pas de nouveau message. Parfois, il se demandait pourquoi il attendait. Pourquoi il espérait encore. Après tout, tous ses amis étaient morts, il ne risquait plus de recevoir le moindre message. Tous ? Comment en être sûr... Solveig maudissait cette fichue lueur d'espoir qui brillait encore au fond de son âme ténébreuse, et qu'il n'avait jamais réussi à éteindre.

Lentement, il s'allongea sur l'herbe tiède, la tête posée sur les mains, et se perdit dans la contemplation du ciel bleu azur, dénué du moindre petit nuage, qui s'offrait alors à sa vue. Il se sentait bien. Rien ne lui manquait. Enfin si... Quelque chose lui manquait. Ou plutôt, quelqu'un. Il ne savait pas où elle était, ni ce qu'elle faisait. Il s'étaient quittés il y a trois jours, dans les décombres d'une cuisine dévastée. Qu'était-elle devenue depuis ? Il n'en savait rien. Il n'avait même pas son numéro... Le martèlement de sabots sur le sol et des sons de hennissements étouffés lui parvinrent alors. Il se redressa et aperçut à une vingtaine de mètres de lui un bel étalon à la robe grise, tenu en longe par une jeune femme aux cheveux roux. Un sourire ravi illumina le visage de Solveig. Une fois de plus, le hasard avait bien fait les choses.

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Dernière édition par Solveig E. Nachtfalter le Lun 23 Mai - 0:24, édité 1 fois
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Dawn. Heather

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MessageSujet: Re: Somebody to love. [Pv Solveig]   Dim 22 Mai - 22:12

L'étalon mordillait mon épaule, et ma main venait el repousser c'était un jeu un peu violent, mais il me faisait sourire, dans un geste encore propre aux étalons un peu jeune il envoya valser sa jambe dans les airs se cabrant de toute sa hauteur. J'attendais qu'il ai finit de faire l'imbécile et le poussa gentiment de l'épaule, il fit de même. Je lui donnai sa pomme et lui donna le signal qu'il devait filer en lui tapotant la croupe. Alors il parti comme un cheval ivre de liberté, ruant dans les airs, galopant. Je le regardais comme une mère regarderait son fils s'amuser. Sa silhouette devenait de plus en plus petite au fur et à mesure qu'il s'éloignait.

Je commençais alors à remonter la pente du pré pour en sortir, ramassant le licol sur le sol poussiéreux. D'un geste rapide je retirai l'élastique qui me serra les cheveux en un chignon déjà presque défait. Ils retombèrent sur mes épaules et dans mon dos, je les repoussais soupirant de fatigue.

Mes yeux vinrent alors se poser sur une silhouette vêtue de blanc qui semblait regarder dans ma direction. Je l'observais un instant avant de réaliser qui il était. Je me demandais s'il m'avait reconnu. Je décidais d'aller vérifier. Bifurquant brusquement dans sa direction, jetant au sol prêt d'un poteau en bois le licol en cuir, qui souleva un peu de poussière en atterrissant lourdement sur le sol. Je lui souriais, tout en marchant je me demandais si il avait envie de me voir, peut-être avais-je tort d'aller le voir après lui avoir réveillé sa blessure au genou, je me remémorais la scène tandis que je marchais, cette scène je la connaissais par coeur, elle n'avait pas cessé de tourner dans ma tête ces trois derniers jours.

J'arrivais à hauteur de l'homme, et sans prévenir ni demander je m'assis brusquement en tailleur dans l'herbe grasse que dévorait quelques mètres plus loin ses quadrupèdes graciles.

_ Salut...


Dis-je un peu gênée, ne sachant pas trop quoi dire. Je ne savais pas si il était préférable d’oublier ce qui c’était passé plus tôt dans la semaine ou bien si il était mieux d’en parler. J’ouvris la bouche, puis la referma me coupant dans mon élan. Lui souriant regardant celui qui avait été l’objet de mes pensées pendant trois longs jours.

_ Tu… m’as manqué


Finis-je par avouer, décidant de jouer carte sur table, je me demandais s’il avait emporté sur lui la petite boite argentée. Je sortis une cigarette de mon paquet, la pinça du bout des doigts et la posa entre mes lèvres, attrapais le briquet que j’avais mis à l’intérieur du paquet et proposa à Solveig en lui tendant ce dernier.

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Solveig E. Nachtfalter

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MessageSujet: Re: Somebody to love. [Pv Solveig]   Dim 22 Mai - 22:55

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Dawn l'avait vu, elle aussi. Immédiatement, elle avait jeté par terre le licol de cuir qu'elle tenait à la main et s'était élancée vers lui, un sourire aux lèvres. Elle ne semblait absolument pas lui en vouloir, contrairement à ce que Solveig aurait pu craindre, et cela le rassurait. Il n'avait pas envie de perdre la seule personne qui semblait un peu différente de ce qu'il avait l'habitude de voir. Sans doute la seule personne véritablement intéressante qui logeait dans ce ranch. Elle vint s'asseoir près de lui et le dévisagea d'un air un peu gêné.

Salut...
Guten Tag, liebe Frau...


Répondit-il d'un air amusé, arborant son éternel sourire en coin. Il s'allongea à nouveau dans l'herbe jaunie par le soleil, le regard rivé sur la jeune femme, épiant ses moindre mouvements. Il ne savait trop que dire, tout comme elle il se montrait hésitant quant au sujet de la conversation. Elle était sans doute gênée de repenser à ce qu'il s'était passé chez Solveig il y a trois jours... Et ça, il pouvait le comprendre mieux que personne, il y avait laissé une jambe. Et même s'il allait mieux, même si à force d'anti-douleurs, de massages et de bains brûlants il avait réussi à atténuer grandement la douleur qui lui rongeait le genou gauche, cela demeurait pour lui un sujet assez sensible. Il y avait tant de mauvais souvenirs, tant de haine, tant de souffrance, qui s'y rattachaient... C'était bien plus qu'une simple blessure, que Dawn avait rouvert... Mais il ne lui en voulait pas. Elle ne pouvait pas le savoir. Elle savait si peu de choses sur lui...

Tu... m'as manqué.

Murmura-t-elle sur le ton de la confidence. Solveig esquissa un second sourire, cette fois-ci plein de tendresse. Il s'étonnait encore que ce qu'elle venait de lui dire soit possible, après ce qu'il lui avait fait. Il l'avait menacée, il avait même failli la tuer... Et il lui manquait. Décidément, les sentiments humains étaient bien trop compliqués à expliquer, Solveig n'allait pas chercher plus loin. Lui-même se perdait déjà bien assez dans les siens...

Hum... Je... Toi aussi...

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MessageSujet: Re: Somebody to love. [Pv Solveig]   Dim 22 Mai - 23:51

- Guten Tag, liebe Frau...

J'eu un sourire, son accent était tellement agréable. Puis il s'allongea dans l'herbe, ses yeux dans les miens. Je me sentais un peu plus entière dans sa présence, et je détestais me savoir presque dépendante de quelqu'un. Je ne le connaissais pas et j'ignorais si un jour il disparaîtrait comme il était venu. Si il était aussi nomade que le pouvait être les humeurs, si il détestait le chocolat ou non, en vérité je ne savais rien de lui.

A mes mots il avait souri, ce sourire était tout l'inverse de ce que j'avais pu voir il y a de cala trois jours, malgré moi ses images tournaient en boucle dans ma tête.

- Hum... Je... Toi aussi...


Un large sourire vint de nouveau malgré moi effleurer mon visage. Je poussai un soupir de satisfaction, ses quelques mots avaient encré un rictus sur mon visage. A mon tour, je m'allongeais sur le côté, de manière à pouvoir voir Solveig. Ma main caressant doucement l'herbe, et deux doigts pinçaient une cigarette à peine consumée, tandis que l'autre était replié sous ma tête.

Je souriais à Solveig, bien sûr j'aurais pu fuir ce que je n'osai pas m'avouer, mais je savais au fond de moi que je ne pouvais plus me passer de lui. Il fut un temps, j'aurais sans doute pris mes valises et je serai partie, je l'aurais oublié,

_Ich liebe dich


Dis-je amusée de l'avoir pris dans sa propre langue, juste pour le surprendre, j'avais acheté un livre sur les bases de l'allemand que j'avais commencé à apprendre. Bien sûr mon allemand ne valait rien par rapports au sien, et que mon accent français été là.

Je réalisai seulement alors le sens que ces mots avaient en allemands. Rougissant, l'air gênée je baissais les yeux en me justifiant avec hâte de manière brouillonne :

_ Enfin... hum... Je parle en termes... amicaux


Terriblement gênée, je basculai sur le dos, passant une main moite sur mon visage. Je m'évertuais à fixer le ciel en me pinçant la lèvre.

J’inspirai une longue bouffé de cigarette que je recrachai vers le ciel. Je m’amusais presque à me dire qu’il avait été le seul homme que j’avais rencontré dans le ranch, la seule personne même. Bien sur j’avais croisé des gens, mais aucun contact n’avait été établit.


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MessageSujet: Re: Somebody to love. [Pv Solveig]   Lun 23 Mai - 0:08

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Dawn s'allongea près de lui, sans le quitter des yeux. Solveig se perdit un instant dans les méandres de ses boucles cuivrées, qui brillaient avec ardeur au soleil, tel un obscur brasier. Une fois de plus, il ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle était certainement l'une des plus jolies femme qu'il lui avait été donné de rencontrer. Il y avait une certaine grâce en elle, qui la différenciait des autres et la rendait aux yeux de Solveig largement digne d'être qualifiée de « magnifique ». Oui, c'était bien le mot. Elle était magnifique.

Ich liebe dich.

Solveig ne réagit pas immédiatement, encore absorbé par sa rêverie. Mais il se raidit brusquement. Était-ce elle qui venait de lui parler en allemand ? Et pour lui dire quoi... « Je t'aime ». Il ouvrit de grands yeux surpris et la dévisagea d'un air interrogateur, presque inquiet, incapable de camoufler sous son habituel masque d'indifférence les sentiments qui l'agitaient. Dawn avait-elle seulement conscience de ce qu'elle venait de dire ?

Enfin... Hum... je parle en termes... amicaux.

Ajouta-t-elle quelques secondes plus tard en rougissant d'un air particulièrement gêné, avant de rouler sur le dos et de plonger son regard dans le bleu du ciel. Solveig laissa échapper un soupir énigmatique, et détourna lui aussi les yeux. Il ne savait au juste s'il était soulagé ou... déçu. L'avait-on un jour réellement aimé, pour ce qu'il était et non ce qu'il possédait ? Il ne le saurait sans doute jamais... Au fond, la solitude était la plus fidèle compagne que l'on puisse trouver, et après toute ces années Solveig avait appris à s'en contenter, même si parfois ce vide à ses côtés se faisait cruellement sentir, se creusant un peu plus de jour en jour...

Soucieux d'effacer comme il le pouvait l'atmosphère pesante qui s'était installée, il se mit alors sur le ventre et posa la tête sur ses bras croisés, dévisageant à nouveau la jeune femme avec un sourire taquin.

Depuis quand tu parles allemand, toi ?...

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MessageSujet: Re: Somebody to love. [Pv Solveig]   Lun 23 Mai - 20:12

Il m'avait semblé voir l'homme se raidir avec une brusquerie certaine, apercevoir de grands yeux surpris, un air d'inquiétude avait flirté sur son visage et li semblait presque noyé par des sentiments étranges, que je n'avais pas encore découverts sur son visage. Mais je n'étais sûre de rien, je n'avais pas regardé son visage et une seconde plus tard il semblait qu'aucun de ses sentiments n'avait traversé ses yeux. Je l'entendis soupirer tandis que j'essayais d'enfouir ma honte au plus profond de moi, j'avais faillit lui révéler tout ce qu'il y avait de plus inavouable à mes yeux. Puis de nouveau il roula sur le dos et mes yeux suivirent ses gestes, avec cet éternel sourire taquin qui l'habitait au plus profond de ses traits.

- Depuis quand tu parles allemand, toi ?


De nouveau je me tournais vers lui, me plongeant dans son regard. Le régime violent qui c'était instauré la dernière fois sentait déjà le cadavre. Je lui souriais, je sentais mon coeur se serrer, j'aurais peut-être dut tout lui dire, avouer ce que je me cachais au plus profond de moi, camouflant par des idées forcenées dont je savais la crédulité presque nulle.

_ Hum... Depuis que tu m'y fais porter un intérêt particulier
.

Dis-je le même sourire que lui aux lèvres. Écrasant dans l'herbe la cigarette à moitié consumer, pour ne pas laisser le mégot dans la nature je l'enfouis dans le paquet avec le briquet que je rangeai dans le fond de ma poche.

Je posai un regard presque gêné sur son genou, je me demandais si la douleur avait disparu, je m'enfermais alors dans un monde hermétique gorgé de regrets et de non-dits. Je me pinçais la lèvre, avant de revenir de mes songes et de planter, attendrie mes yeux dans le bleu profond de ceux de Solveig, je me demandais si il était conscient du pouvoir d'attractions qu'ils avaient. Je me demandais même si il savait quel homme à femme il était, j'eus un soupir lorsque je songeais à la différence d'âge qu'ils avaient, peut-être était-ce une des raisons qui m'obstinais à penser qu'il n'éprouvait que des sentiments d'amitié ou d'un de ses nombreux sentiments que l'humain n'avait pas encore nommé -et qu'il ne le ferait sans doute jamais-. Mais qui ne se rapprochait certainement pas d'un sentiment qu'on avait nommé amour. Amour... ce mot sonnait mal... il était rêche et violent dans une bouche, ce n'était un sentiment qui ne se dévoilait que dans les pensées les plus intimes et les plus profondes d'un être, alors peut-être qu'à ce moment-là il aurait une jolie résonance.

_ Comment va ton genou ?


Demandais-je désignant ce dernier du menton.

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MessageSujet: Re: Somebody to love. [Pv Solveig]   Lun 23 Mai - 23:25

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Hum... Depuis que tu m'y fais porter un intérêt particulier.

Murmura Dawn avec un sourire amusé semblable au sien. Solveig la regarda écraser sa cigarette dans l'herbe avec nonchalance, se demandant ce qu'elle avait bien pu sous-entendre par les paroles qu'elles venait de lui adresser. Qu'avait-il donc bien pu faire pour qu'elle semble s'intéresser à ce point à l'Allemand ? Peut-être était-ce simplement de la curiosité. Il faut dire qu'il ne se gênait pas pour caser quelques mots d'allemand partout où il en avait l'occasion et il savait pertinemment que Dawn n'en comprenait pas un mot. Cela avait sûrement fini par l'agacer, et elle avait alors voulu se cultiver un peu. Rien que cela. A moins que... qu'elle ne s'intéresse à cette langue parce qu'elle s'intéressait à lui, qu'elle cherchait à le comprendre... Non. Impossible. Personne jusqu'à maintenant ne l'avait fait. Alors... pourquoi elle ?

Comment va ton genou ?

Solveig eut soudain l'impression de recevoir un seau d'eau froide en pleine figure. Il avait réussi à oublier l'espace de quelques minutes la douleur lancinante qui lui transperçait la jambe, et voilà que son interlocutrice la lui balançait bien en face, comme ça, sans prévenir. Il poussa un profond soupir et posa les yeux sur son genou meurtri. Maintenant, il était certain de ne jamais se remettre de cette blessure, aussi bien physiquement que mentalement. Quand il pensait à tout ce qu'elle représentait, au lourd passé qu'elle traînait derrière elle, il avait une furieuse envie de vomir. Sans ces fichus péruviens qu'il aurait du éliminer depuis bien longtemps, il n'aurait pas perdu tous ses amis ni son empire. Car oui, Solveig avait autrefois été un monarque. Il avait dominé tous les gangs de Los Angeles, et tous les trafiquants de drogues du pays ne juraient que par lui. Il s'était fait un nom. Un putain de nom que personne n'était prêt d'oublier. Mais il avait fallu qu'une poignée d'anarchistes se pointe pour enrayer cette machine si bien huilée. Il serra les poings, esquissant une moue plus que contrariée, avant de lever à nouveau les yeux vers la jeune femme.

Disons que... J'ai connu des jours meilleurs.

Lâcha-t-il d'une voix morne, un sourire un peu triste se dessinant au coin de ses lèvres.

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MessageSujet: Re: Somebody to love. [Pv Solveig]   Mar 24 Mai - 17:36

Il semblait distant, songeur, je devinais qu'il repensait à l'inavouable, à son secret, à son passé sans aucun doute. Involontairement je ne pouvais m'empêcher de me torturer l'esprit, m'imaginant beaucoup de scénarios possible. J'avais échafaudée des liens bancales, liant ses allures de monarque, ses changements d'humeurs soudains, sa violence, cette phrase qu'il avait dit ce jour-là ; «il y a bien longtemps que je n'ai pas égorgé quelqu'un », et ce masque si bien rôdé. Et pourtant, même si la réponse semblait clair je ne parvenais pas à la trouver, encore moins à me résoudre à la fatalité d'un lourd passé de meurtrier, il semblait tellement... Différent. Il me tira de mes songes tandis que je m'étais abandonnée à des réflexions que je chassai vite de mon esprit.

- Disons que... J'ai connu des jours meilleurs.


Je soupirais, je regrettais jusqu'au plus profond de mon être d'avoir rouvert la blessure de ce genou affaiblit qui ne c'était pas reconstruit par le temps. Il était la preuve que certaine blessure ne se referme... Jamais. J'avais remarqué ses poings se serrer, et je refusai de l'affronter encore une fois. Il me semblait impossible de le frapper à nouveau, ou même de verser encore une larme face à cet homme que la vie avait si durement façonnée. Je décidais alors de ne plus parler de ce passé ou même de cette blessure qu'il traînait depuis trop longtemps déjà.

Je repensais alors, sans aucune raison apparente à l'étreinte qui avait eu lieu dans les décombres de la cuisine. Cette étreinte qui m'avait fait fuir sans que j'en sois consciente, affolée par des sentiments qui m'étaient encore inconnu. Je me souvenais de ce contact et je savais que j'aurais aimé qu'il m'empêche de m'écarter de lui, que ce contact étrange dur encore, toujours. Ma main qui courait sur l'herbe depuis quelques minutes déjà finit son chemin sur le bras de Solveig, à la recherche de ce point qui s'était serré, demandeuse de ce même contact qu'il y a trois jours, trop loin déjà.

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Solveig E. Nachtfalter

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MessageSujet: Re: Somebody to love. [Pv Solveig]   Mar 24 Mai - 21:32

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Dawn poussa un soupir, baissant les yeux avec une certaine gêne. Elle semblait profondément regretter d'avoir ainsi ravivé la blessure de Solveig, ce qui lui arracha une moue attendrie. Il ne lui en voulait pas. Il en était tout simplement incapable. Après tout, il l'avait menacée avec un couteau de cuisine, ça n'avait été pour elle que de la légitime défense, rien de vraiment intentionnel... Enfin, c'était ce qu'il pensait. Ça aurait été une de ces saletés de trafiquants péruviens, il l'aurait abattu froidement d'une balle dans la tête, après l'avoir torturé pour se divertir. Mais Dawn, c'était différent... Il n'aurait su dire pourquoi, mais ça l'était. La jeune femme, dont la main traînait dans l'herbe depuis déjà quelques minutes, vint la poser sur le bras de Solveig. Il ferma un instant les yeux, agréablement surpris par ce contact tiède contre son épaule, et les rouvrit une secondes plus tard, adressant à Dawn un sourire en coin, à la fois charmeur et amusé. Il roula doucement sur le côté, se retrouvant alors sur le dos, à quelques centimètres à peine de son interlocutrice.

A cet instant précis, il se sentait bien. Incroyablement serein. Bien plus qu'il ne l'avait été ces dernières années. Soudain, il sentit une vibration s'élever de sa poche, ce qui le fit sursauter. Il soupira, sortit son portable, et en consulta l'écran. Numéro inconnu. Il hésita quelques secondes à répondre, il n'avait pas vraiment envie qu'on le dérange dans un moment pareil. Mais d'un autre côté... Peut-être était-ce important. Peut-être était-ce enfin ce qu'il espérait depuis plus d'un an... Il tourna la tête vers Dawn et lui jeta un regard d'excuse, avant de décrocher enfin.

Allo ?
Patron ? Vous êtes toujours en vie !
S... Scanlon ?... C'est bien toi ?
Évidemment, qui voulez-vous que ce soit !
Ces salauds ne t'ont pas eu... Ça me fait tellement plaisir ! Mais... Pourquoi tu ne m'as pas contacté plus tôt ?
Ah, j'aurais bien aimé. Mais, c'est resté un sacré bordel à Los Angeles, ils rigolent pas les péruviens ! Au moment de la fusillade, je vous ai pas trouvé, et tout le monde était mort, alors... la première chose que j'ai fait, c'est me barrer loin d'ici...
Je comprends...
Mais vous avez bien fait de partir, vous aussi. J'avais peur que vous soyez planqué à Paris, il paraît qu'ils sont aller forcer votre baraque pour vous descendre, il y a un peu plus d'une semaine.
Quoi ?!
Comme ils vous ont pas trouvé, ils sont repartis, vous inquiétez pas !
Si ces fils de pute ont touché un seul de mes tableaux, je fais un massacre !
Oh... ça, j'en sais rien. Mais dites, patron, vous êtes où là ? Vous allez revenir bientôt à Los Angeles ? Parce qu'on a besoin de vous...
Revenir à Los Angeles ? Euh... C'est à dire que...
Venez leur montrer qui est le boss, que l'empire Nachtfalter n'est pas prêt de s'effondrer !
Scanlon... Comment te dire... J'ai un peu mis le business de côté, en ce moment, tu vois. J'ai une jambe en miette à cause de ces connards de péruviens, je suis crevé, et...
Mais patron ! Vous aimez votre boulot ! Vous-même l'avez toujours dit ! Vous n'allez quand même pas renoncer à... tout ça !
Évidemment que j'aime ce que je fais... je... je ne sais plus... Tu veux vraiment que je revienne ?
Évidemment ! Et je ne suis pas le seul !
Hum, je... Je vais y réfléchir. Je te rappelle plus tard.


Solveig raccrocha et demeura de longues minutes les yeux perdus dans le vague, l'air triste et pensif. Il finit par ranger à nouveau son portable dans sa poche et poussa un profond soupir. Pour la première fois depuis bien longtemps, il était face à un dilemme dont il ne réussissait à se dépêtrer. Partir ou rester ? Retrouver l'agitation de Los Angeles, le pouvoir, l'argent, le plaisir de commander, d'être craint et respecté... Ou bien demeurer ici, en Oklahoma, et passer ses journées à se reposer, jouer du violon et passer du bon temps avec Dawn... Ces deux vies lui plaisaient, l'attiraient... Il ne savait que faire. Et cela l'angoissait profondément. Il tourna à nouveau la tête vers la jeune femme et lui adressa un sourire qui se voulait aimable, mais qui sonnait faux. Terriblement faux. Il n'avait définitivement plus le cœur à rire, désormais...

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MessageSujet: Re: Somebody to love. [Pv Solveig]   Mar 24 Mai - 22:26

Il avait fermé les yeux, un sourire paisible sur les lèvres, charmeur, agréable, un sourire qui le rendait terriblement beau, il réussi à nouveau de m'arracher un sourire, et mes yeux aussi semblait lui sourire. Et si les yeux sont les fenêtres de l'âme il avait réussi à rallumer mon âme, cette flamme qui ne vacillait plus lorsqu'il été là, aussi incandescente qu'un feu de foret. Il c'était roulé sur le dos, nous étions rapprochés, je pouvais presque sentir la chaleur tiède qui émanait de lui.

Il y eu un bruit de vibration de téléphone, d'abord je ne réalisai pas que c'était le sien, jetant un coup d'oeil agacé aux alentours. Puis je vis Solveig plongé sa main dans sa poche mon coeur se serra. Et si... Et si c'était sa femme qui le recherchait... Ou bien celle qu'il aimait... Ou pire... Quelqu'un qui l'arracherait définitivement à moi. Je n'arrivais pas à me dire que ce numéro inconnu que j'avais vu s'afficher sur son téléphone était une pub. Mes tripes se retournaient dans tous les sens. Il décrocha :

- Allo ?
- S... Scanlon ?... C'est bien toi ?
- Ces salauds ne t'ont pas eu... Ça me fait tellement plaisir ! Mais... Pourquoi tu ne m'as pas contacté plus tôt ?


Je m'étais allongée à plats ventre, mes cheveux cachant mon visage, le visage caché dans mes bras, comme pour lui faire croire que cette conversation téléphonique ne m'intéressait pas. Mais ses mots me perturbèrent profondément... « Ces salauds » Qui est-ce que ça pouvait bien être. Pourquoi ? Qu'est ce qu'il avait fait ? J'en étais sûre à présent, il n'avait pas baigné dans de l'eau claire.

- Je comprends...
- Quoi ?!
- Si ces fils de pute ont touché un seul de mes tableaux, je fais un massacre !


Cette phrase me fit sourire et mis un doute sur mes suspicions. Avait-il vendu de faux tableaux et à présent les riches patrons mafieux le recherchaient ?

- Revenir à Los Angeles ? Euh... C'est-à-dire que...


Mes yeux s'agrandirent, et mon coeur se serra... Je maudissais ce coup de téléphone.

- Scanlon... Comment te dire... J'ai un peu mis le business de côté, en ce moment, tu vois. J'ai une jambe en miette à cause de ces connards de péruviens, je suis crevé, et...
- Évidemment que j'aime ce que je fais... je... je ne sais plus... Tu veux vraiment que je revienne ?
- Hum, je... Je vais y réfléchir. Je te rappelle plus tard.


Ces salauds étaient donc des péruviens, je réfléchis un instant. Il y à un an... Ils avaient parlé de Los Angeles... Des péruviens... Un massacre... Je venais de comprendre, non il n'était pas ce petit mafieux que les grands patrons recherchaient, il était un de ces Grands Patrons qui avaient échappé au massacre. Mes yeux s'agrandirent, je retins mes larmes. Mon coeur battait terriblement fort dans ma poitrine. Il allait partir... Me laisser... M'abandonner... M'oublier.

Il resta perdu dans le vague, j'attendais une réaction, je me savais presque au bord de l'explosion, de colère, de larmes. Je me rassis. Mes yeux c'étaient amèrement durcis, tandis qu'il me souriait. Je le voyais mensonger, je soupirai d'énervement, d'exaspération, de peur, de douleur, de tristesse. L'ambiance c'était profondément alourdi. J'avais inconsciemment relevé le menton, mon visage avait repris l'expression que j'avais adoptée juste avant le combat, juste avant de lui cracher tout le venin qui m'habitais.

_ Casse-toi.

M'agaçais-je n'obtenant aucune réaction. Je n'avais pas fini de parler et j'avais besoin de savoir s'il comptait tout laisser tomber.

_ Va retrouver ton argent, ton pouvoir, et tes putains ! Tire-toi !


Bien sûr j'espérais qu'il fasse exactement l'inverse, qu'il reste. Qu'il arrive à canaliser toute cette fureur qui émanait de moi. Oui mais j'étais incapable d'encaisser et de supplier dans les mêmes heures, et je savais que tout se jouerait trop vite avant que j'arrive à calmer cette douleur qui venait de s'ouvrir profondément en moi. Charcutant les lambeaux anarchiques de mon cœur qui s’ébranlait et qui animaient mon regard venimeux.

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MessageSujet: Re: Somebody to love. [Pv Solveig]   Mar 24 Mai - 22:52

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Casses-toi.

Ces deux mots, durs comme des cailloux, étaient venus frapper Solveig en pleine figure. Il releva lentement la tête et dévisagea la jeune femme d'un air presque choqué. Il se trouvait sans doute face au choix le plus difficile de sa vie, il avait besoin de soutien, de réconfort, qu'on lui montre quel côté choisir, où il serait le mieux. Il n'était plus capable de décider de ce qu'il voulait faire de sa vie, alors qu'elle se séparait ainsi en deux voies qu'il affectionnait sans préférence. Et tout ce que Dawn avait trouvé, c'était de lui balancer une insulte.

Va retrouver ton argent, ton pouvoir et tes putains ! Tire-toi !

Cracha-t-elle avec mépris, le menton relevé dans une attitude de défi. Il se rassit sur l'herbe, le regard rivé sur le sol poussiéreux. Pendant un instant, il avait cru... que Dawn était différente. Qu'elle aurait pu le comprendre... Ou du moins essayer... Mais non. Elle ne comprenait rien, strictement rien. Elle ne savait rien de sa vie, à part les quelques bribes de conversation qu'elle avait apparemment réussi à intercepter. Elle ignorait tout du passé de Solveig, de ses pensées, de ses sentiments, du dégoût et de la tristesse profonde qui l'avaient saisit aux tripes, à l'instant même où elle lui avait proféré ces injures... Et elle se permettait de le juger, sans même savoir de quoi elle parlait. Il serra les poings à s'en faire craquer les jointures, essayant de contenir tant bien que mal la fureur qui montait en lui comme un orage prêt à éclater. Il était décidément trop naïf... de croire qu'un jour, quelqu'un pourrait l'apprécier sincèrement.

Solveig mourrait littéralement d'envie de se jeter sur la jeune femme et de la massacrer. Peu importe l'arme, peu importe la manière, il n'avait plus qu'un seul désir : se venger. Se venger de ces injures, extérioriser enfin cette douleur qui lui rongeait le cœur depuis tant d'années, cette solitude qui le creusait de l'intérieur et avait fait de son âme un gouffre noir et froid... Mais il ne put s'y résoudre. Malgré tout, il dut bien reconnaître qu'il éprouvait pour elle quelque chose d'irrémédiablement fort. Quelque chose qu'il ne savait trop comment définir, et qui l'effrayait. Il avait peur... Tellement peur de refaire les mêmes erreurs que par le passé... Mais pourquoi tenait-il tant à elle ? Au fond, elle ne valait pas mieux que les autres. Et cette pensée acheva de le plonger dans la mélancolie dans laquelle il s'embourbait chaque jour un peu plus... Sans un mot, il se leva. Son regard croisa brièvement celui de Dawn. Au contact de ses prunelles d'émeraude, son masque tomba brusquement, et il ne put empêcher toute la tristesse qui émanait de son cœur de vieux corbeau, de déferler dans ses yeux bleus, tel un raz-de-marée... Mais la seconde d'après, le mur de glace avait repris sa place, entre lui et le monde extérieur, et il ne laissa plus rien paraître du trouble intense dans lequel il se trouvait, dévisageant son interlocutrice avec l'indifférence glaciale qu'il affichait habituellement.

C'est vraiment ce que tu veux ?

Murmura-t-il d'une voix dure et cinglante, les yeux à nouveau rivés sur le sol. Et lui, était-ce vraiment ce qu'il voulait ?...

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MessageSujet: Re: Somebody to love. [Pv Solveig]   Mar 24 Mai - 23:44

Un instant sur son visage j'avais pu distinguer un désarroi profond, un choix qui changera le court de sa vie, un choix qu'il regrettera peut-être. Il était à un tournant de sa vie, et moi de la mienne, comme un carrefour dangereux sur lequel venait mourir et naitre des histoires à force de collisions entre deux choix. J'entendis le craquement des os de ses doigts, ses jointures avaient blanchi, je contemplais la scène presque amorphe, m'apprêtant à avoir ses mains qui enserreraient mon cou et qui me couperait de la vie. J'aurais pu mourir dans un cri étouffé, mais il n'en fit rien. Je me demandais bien ce qui avait pu l'en empêcher. A la pensée qu'il c'était retenu de m'ôter la vie dans ce champ au milieu de tous ses quadrupèdes mon masque se brisa violemment sur le sol. Mon visage était à nu et cela m'insupportait réellement.

Puis l'homme se relevait, je m'attendais à ce qu'il parte sans un mot, sans un bruit, me laissant désespérément seule avec mes bribes de souvenirs. Mes yeux croisèrent un instant les siens, et puis ce fermèrent sèchement, contenant les larmes, la douleur, les sentiments qui m'habitaient. Je fermais les fenêtres de mon âme. Je savais que ce mur glacé, opaque m'observait, et je n'avais aucune envie de briser mon radeau dans la mer déchainée de ses yeux.

- C'est vraiment ce que tu veux ?


Ces mots furent un murmure, qui était aussi violent que la dureté de ses yeux. C'était mon radeau qui se brisait contre un iceberg, et je sombrais de la même manière que le Titanic.

En une seconde ma vie c'était joué, j'avais pris ma décision. Je me relevais rapidement, et perdant presque l'équilibre mais, me rattrapa à la manche de la chemise blanche de Solveig, faisant attraction vers moi. Retenant tant bien que mal la douleur qui m'habitait, essayant de garder le maximum de sérénité possible, tandis qu'en moi se livrait bataille de nombreux sentiments, tous aussi violent et destructeurs les uns que les autres.

Je ne savais rien de ses réactions, s'il m'enverra valser ou bien s'il resterait. La seule chose dont j'étais sûre c'est que j'agrippais fermement le tissu en coton, à m'en faire mal aux doigts. Je savais aussi que mes mains tremblaient, et que ma voix en ferait sûrement de même, mais je m'appliquais à les ignorer. Et en dépit de l'état dans lequel j'étais je me lançais. Ouvrant la bouche, puis la referma sans prononcer un mot, prenant le temps de peser le poids que les mots pouvaient avoir. Je replaçais brièvement mes cheveux en arrière. Puis plongea mes yeux dans le masque glacé et destructeur de Solveig.

_ Je... Non, reste... avec...


Je n'eus pas le courage de finir ma phrase, je me contentais d'observer Solveig, les yeux rougissant, attendant une réaction quelconque.

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MessageSujet: Re: Somebody to love. [Pv Solveig]   Mer 25 Mai - 0:04

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Dawn s'était levée rapidement et se jeta presque sur lui, s'agrippant à la manche de sa chemise, chancelant dans un équilibre précaire. Elle replaça nerveusement derrière son oreille une mèche de cheveux bouclés qui lui obstruait la vue, puis plongea ses yeux verts dans le bleu de ceux de Solveig. Il voyait au fond de ses prunelles sombre se dessiner la détresse et le désespoir des grandes héroïnes tragiques, peints en grande striures sombres sur ce fond d'un vert profond, semblable aux voiles déchirées d'un navire perdu au milieu d'une tempête, sur le point de faire naufrage. Solveig la dévisagea pendant près d'une minute, totalement silencieux, l'air éberlué par cette réaction si violente et si imprévisible. Elle n'était donc peut-être pas tout à fait comme les autres, en fin de compte... Elle devait énormément tenir à lui, pour réussir à museler sa dignité de femme, et se jeter ainsi dans ses bras en tremblant. Et ça, Solveig ne pouvait que l'apprécier. Après tout, il n'était qu'un homme...

Son regard se fit plus doux, il semblait que le mur de glace fondait peu à peu, laissant place à une lueur de tendresse qui vint éclairer délicatement le bleu pur de ses yeux. Doucement, sans quitter la jeune femme du regard, il plongea une main dans sa poche et en sortit son portable. Il pianota un instant sur le clavier tactile, puis porta l'appareil à son oreille, l'air plus déterminé que jamais.

Allo, Scanlon ?
Alors patron, vous avez réfléchi ?
Oui, j'ai réfléchi. Je reste ici. Au revoir, Scanlon.


Et sans plus de cérémonie, il raccrocha et remit le téléphone dans sa poche. Toute son attention se reporta à nouveau sur Dawn, qui s'agrippait toujours désespérément à lui, comme si elle craignait qu'il ne se volatilise brusquement. Il poussa un soupir, puis, avec une douceur infinie, entoura la jeune femme de ses bras et la serra contre lui. Voilà ce qu'il voulait... Du moins pour l'instant. Dawn avait pris bien trop de place dans sa vie pour qu'il puisse se permettre de l'abandonner ainsi, sans même une explication. Combien de temps ce sentiment demeurait-il en lui ? Il n'en avait pas la moindre idée. La seule chose qu'il savait, c'est qu'à cet instant, il n'aurait voulu pour rien au monde quitter cet endroit...

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Dernière édition par Solveig E. Nachtfalter le Sam 28 Mai - 17:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Somebody to love. [Pv Solveig]   Mer 25 Mai - 15:10

Il me dévisageait silencieux, je me sentais les tripes retournées, le coeur chancelant. Ces minutes semblaient interminables et je n'arrivais pas à distinguer clairement les sentiments de Solveig. Alors que j'attendais une réaction immobile, dans un équilibre vacillant, je sentis son regard s'adoucir, la mer de ses yeux se calmer peu à peu et le soleil éclaircissais de nouveau ses pupilles. Alors que nos yeux s'accrochaient sans hargne mais de manière à ce qu'aucun de nous puisse lâcher prise sans raison, je vis qu'il porta le téléphone à son oreille. Mon coeur se serra encore un peu plus.

- Allo, Scanlon ?
- Alors patron, vous avez réfléchi ?
- Oui, j'ai réfléchi. Je reste ici. Au revoir, Scanlon.

Il remit alors le téléphone dans sa poche. En quelques secondes il avait tout abandonné parce que je le lui avais demandé, une part de moi se réjouissait, tandis qu'une autre détestai cet égoïsme qui lui avait volé son passé, lui empruntait son présent, et voulais lui offrir mon avenir. Malgré tout je ne pouvais m'empêcher de sourire. De sourire à ce geste qu'il avait fait, car j'étais très certainement d'un égoïsme sans égal. Quelque part je savais que si j'avais été seule, que Tryptik n'aurait pu rien craindre, et qu'il été repartit je l'aurais suivi, j'aurais tout lâché pour L.A et ses buildings, son trafic, son empire. Étant prêt de lui j'avais pu entendre une voix l'appelé « Patron ». J'avais enfin pu reconstituer se puzzle aux pièces manquantes. Tout pouvait enfin s'expliquer. Tout, a l'exception du fait qu'il reste pour moi, moi, je n'étais rien dans cet empire qu'il avait battit. Quelque part ce passé serait toujours-là, ces péruviens le rechercherait toujours... Quelque part il pourrait toujours disparaitre sans laisser de trace, et me rendre mon petit présent chargé et monotone. Bien loin de celui que je vivais aujourd'hui.

Si j'avais su... Je n'aurais jamais été le voir à cette table ce soir-là. Je serais partie sans demander de reste. Voilà qu'aujourd'hui je m'agrippais à la chemise en coton d'un grand nom de Los Angeles et son trafic.

Il soupira ce qui me fit tressaillir, perdue dans des pensées, des résolutions d'équations de sa vie. Avec une douceur que je ne connaissais pas encore je sentis ses bras m'entourer et m'attirer contre lui. Je lâchai alors la manche de sa chemise et me laissais faire, j'avais l'impression que dans ses bras le temps c'était arrêté, que plus rien ne pouvait nous atteindre. Mes bras qui pendaient le long de mon corps, remontèrent dans le dos de Solveig, posant à plat mes mains sur ses omoplates me serrant à mon tour contre lui en soufflant d'une voix à peine audible :

_ Merci...


Je ne savais absolument pas pourquoi, simplement d'être resté sans doute. J'avais posé ma tête contre son épaule, nichant mon front contre son cou, le contact tiède de son corps me rassurait. Malgré tout je sentais mon coeur frappait dans la poitrine si fort, que j'avais peur qu'il se rende compte.

_ Solveig...


Je m'interrompis un instant, le serrant un peu plus contre moi par peur sans doute qu'il ne s'énerve une nouvelle fois.

_ Pourquoi tu restes... Je veux dire... Une grande partie de ta vie est là-bas... Alors... Pourquoi ?... Enfin...Ttu n'es pas obligé de me répondre.

Précisais-je à la hâte, ayant peur de le vexer, ou même d'alourdir une seconde l'atmosphère.

_ Tu sais... Si un jour tu as besoin de parler... ou je ne sais pas... Quelque chose d'autre, vient me trouver.


Je me sentais terriblement redevable envers lui après tout ce qu'il avait fait. Bien sûr je me doutais qu'il ne le ferait pas tout de suite, je savais bien que son passé l'avait suffisamment renfermé sur lui-même, et qu'il était difficile la nuit, de rouvrir une fleur d'elle-même sans soleil artificiel.

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MessageSujet: Re: Somebody to love. [Pv Solveig]   Mer 25 Mai - 19:24

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Solveig sentit son portable vibrer à nouveau dans sa poche, mais il n'y toucha pas, c'est à peine s'il y fit attention. Scanlon, qui n'avait sans doute pas eu le temps de comprendre ce qui se passait, devait vouloir quelques explications. Il n'en aurait pas, Solveig n'était pas disponible. Il sentit alors les mains de la jeune femme remonter lentement le long de son dos pour venir se poser avec douceur sur ses omoplates. Elle murmura quelque chose qu'il ne comprenait pas, qui ressemblait à un « merci » à peine audible. Pourquoi donc le remerciait-elle ? Pour être resté auprès d'elle ? Il comptait donc tant que cela à ses yeux... Un sourire plein de tendresse se dessina alors sur ses lèvres, tandis qu'elle vint enfouir son visage contre son cou. Le cœur de Dawn battait si fort... au moins aussi fort que celui de Solveig.

Solveig... Pourquoi tu restes ?... Je veux dire... Une grande partie de ta vie est là-bas... Alors... Pourquoi ?... Enfin... Tu n'es pas obligé de me répondre.

Murmura-t-elle d'une voix légèrement anxieuse, se serrant encore un peu plus contre lui, comme si elle craignait qu'il ne la repousse et ne s'en aille. Il ne répondit pas. Pour la simple raison qu'il n'en savait absolument rien. Depuis qu'il avait rencontré Dawn, une semaine plus tôt, il devait bien reconnaître qu'elle avait pris une place très importante dans sa vie... et dans son cœur. Lorsqu'il était avec elle, il lui semblait qu'il retrouvait une amie de longue date, quelqu'un dont il avait toujours apprécié la compagnie. Et pourtant, c'est à peine s'ils se connaissaient. Mais il ne pouvait plus se passer d'elle, de sa présence, du son de sa voix... C'était comme une addiction... Peut-être même quelque chose de pire encore. Qu'éprouvait-il réellement pour elle ? Était-ce un attachement simplement amical, ou bien... quelque chose de plus fort, de plus profond. Il n'était même pas certain de vouloir le savoir. Tout cela l'angoissait, il devait bien se l'avouer.

Tu sais... Si un jour tu as besoin de parler... ou je ne sais pas... quelque chose d'autre... Viens me trouver.

Ces paroles sonnaient comme une promesse, comme si Dawn se sentait obligée de lui proposer cela, de se faire pardonner d'une manière ou d'une autre... Pourtant, Solveig ne lui en voulait pas. Il supposait que si Dawn avait été à sa place et lui à la sienne, il aurait sans doute également eu ce genre de réaction violente. Il ne put s'empêcher de laisser échapper un petit rire amusé, puis prit la jeune femme par les épaules de manière à pouvoir la regarder dans les yeux.

Si je reste, c'est parce que j'ai le sentiment que ma place est ici... Du moins pour l'instant. Je suis fatigué de devoir me battre pour conserver ma place de leader, d'essuyer sans cesse des fusillades et autres désagrément de ce genre liés à mon... métier. Et puis... Je.. J'ai envie de rester avec toi. Je t'aime beaucoup, tu sais...

Il l'entoura à nouveau de ses bras et vint poser sa joue contre la sienne, sans doute pour cacher le trouble qui l'envahissait. Il l'aimais beaucoup, oui... Mais à quel point ?

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MessageSujet: Re: Somebody to love. [Pv Solveig]   Mer 25 Mai - 20:28

Puis de nouveau il me cala dans ses bras, posant sa joue contre la mienne. Je me laissai aller à la douceur qui nous entourait. Je profitais de ce contact, m'imprégnant de Solveig. Je me rendais à l'évidence que l'homme était bien plus qu'un simple ami, bien sûr j'aurais pu le laisser partir, aller le trouver une fois par an. Mais je n'envisageai même pas la possibilité qu'il ne s'éloigne. Comme si il était devenu mon oxygène, oui il était la bouffée d'air qui me permettait de m'éloigner du quotidien.

_ Moi aussi…


Mais la réalité nous rattrape toujours, j'entendis le renâclement sourd et énervés de Tryptik. Il ne m'avait jamais vu en compagnie d'un autre bipède, encore moins d'un homme. Je basculai la tête sur le côté comme pour être sûre que ce n'était pas lui l'intrus qui venait de nouveau nous gêner. Je me remis une seconde contre la joue de Solveig, et je savais que même si je fermais les yeux il ne disparaîtrait pas, ni lui, ni nous. Je posai alors mes mains sur ses épaules et m'écartais de lui.

Je me dirigeais vers l'animal qui portait sur moi un regard emplis d'incompréhension, basculant dans un état de violente jalousie. Je m'approchais de lui, il avait les oreilles baissées, cherchant à savoir qui dominait à présent. Entre lui et moi, rien n'avait changé, j'étais toujours celle qui avait le dessus et il cherchait à le vérifier.

Je le repoussai du bout de mes doigts en pressant sur son auge par à-coup. Mais il résista, lui comme moi ce geste nous agaçait, il penchait alors vivement la tête et de ses dents attrapais la peau qui recouvrais le dos de ma main. La claque sur son nez avait raisonnée. Il était entré dans une certaine fureur. Rehaussant fortement son encolure, les yeux révulsés. Ses yeux semblaient venimeux. Il commençait à tourner autour de moi, nous étions rentrés dans une danse qui déterminerait nos relations. Soudain il sortit de son cercle et me poussa de l'épaule, en me persécutant.


_ Stop.


Sifflais-je entre mes dents, sur un ton autoritaire. Mais cela avait dû émoustiller l'étalon qui recommençait de plus belle. Au moment où son poitrail m'effleura je le pinçai fortement sur l'encolure, il montrait les dents, pour l'instant j'étais rassurée qu'il ne s'intéresse pas à Solveig. De nouveau il m'effleura, menaçant de m'écraser les pieds, me mordillant le dos à chacun de ses passages. Je lui criai l'ordre de s'arrêter suffisamment fort pour que cela le surprenne et qu'il s'arrête net. Les jambes clouées au sol, l'encolure haute, les yeux apeuré, il avait compris que j'étais toujours le maître. Il était finalement bien plus sensible qu'il ne le paraissait, malgré la crainte, et la surprise qui c'était mêlées dans ses yeux. Il demeura immobile, rivant à présent ses yeux dans ceux de Solveig...

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Solveig E. Nachtfalter

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MessageSujet: Re: Somebody to love. [Pv Solveig]   Mer 25 Mai - 22:13

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Moi aussi...

Cette réponse sonna à son oreille comme une douce caresse. C'était le genre de choses qu'il n'entendait pas souvent et qui, lorsque cela arrivait, n'étaient presque jamais sincères... Mais cette fois, ça l'était, il en était certain. Après tout, Dawn ne lui aurait pas fait tout un cinéma pour qu'il reste en Oklahoma, si elle ne tenait pas véritablement à lui...

Il entendit soudain un renâclement sourd retentir dans son dos, brisant le silence paisible qui régnait alors dans le pré quasiment désert. La jeune femme pencha la tête sur le côté pour regarder de quoi il s'agissait, puis, avec réticence, se détacha de Solveig et s'approcha du cheval qui se tenait à quelques mètres d'eux. Ce dernier, un grand étalon à la forte carrure et à la magnifique robe gris pommelé, dévisageait Dawn avec un air d'incompréhension profonde. Il semblait nerveux, inquiet. Sa propriétaire tenta de le repousser du bout des doigts, mais il lui attrapa la main d'un coup de dents agressif. Elle lui asséna une claque sur le nez, qui le laissa figé sur place, l'air choqué. L'équidé se mit alors à tourner autour d'elle comme un fauve autour de sa proie, puis brisa soudain ce cercle et lui asséna un coup d'épaule.

Stop.

Ordonna-t-elle sévèrement. Mais l'étalon ne semblait pas écouter. Il continuait son petit manège de provocation, la poussant et la mordillant sans relâche. Mais Dawn finit par perdre patience et lui hurla de s'arrêter, ce qu'il fit immédiatement, l'air presque apeuré. Il se tint alors immobile, campé sur ses jambes, et tourna alors la tête vers Solveig, qui n'avait pas bougé. Le temps sembla s'arrêter brusquement, à l'instant même où leurs yeux se croisèrent. Le regard sauvage de l'équidé venait inlassablement se briser contre le mur de glace qui se dressait au fond des prunelles sombres de l'homme. Ce dernier demeurait de glace, insensible aux renâclements furieux de l'animal qui grattait le sol devant lui. Tryptik bondit soudain en avant, partant dans un galop effréné en direction de Solveig. Il s'arrêta brutalement à quelques centimètres à peine de lui et poussa un hennissement furieux qui retentit avec force dans l'air tiède. L'homme ne bougea pas, son regard toujours rivé à celui du cheval. Il esquissa un sourire narquois. La jalousie, même chez les animaux, demeurait un fort vilain défaut...

Tu crois vraiment que tu vas me faire peur comme ça ?

Dit-il à l'adresse de l'équidé, avec un petit ricanement sarcastique.

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MessageSujet: Re: Somebody to love. [Pv Solveig]   Mer 25 Mai - 23:01

Tryptik et moi regardions dans la même direction, l'un se heurtait au mur glacé des yeux de Solveig, l'autre s'inquiétait. Je ne savais pas si j'avais plus peur pour Tryptik ou pour Solveig. Soudain les six cents kilos de muscles chargèrent l'homme, laissant à la place où il était un nuage de poussière. L'animal chargeait sur une courte distance, ce qui le rendait encore plus dangereux de par la puissance qu'il y mettait. Je poussai un gémissement apeuré lorsque je réalisais que Solveig n'avait aucunement l'intention de bouger. Je m'élançais en avant, tendant le bras comme pour attraper quelque chose que je ne visualisais pas. C'était simplement une réaction non réfléchi. L'animal avait pilé violemment face à l'homme le heurtant presque. Atterrée j'observais la scène. Le hennissement de Tryptik déchira l'air. Les deux se défiaient du regard. Tryptik commençait à douter de sa puissance face à lui, cette beauté sauvage que je lui avais restituée n'irait pas plus loin.

- Tu crois vraiment que tu vas me faire peur comme ça ?


Je déglutis un instant, il ne le connaissait pas et je voyais bien qu'en quelque geste l'animal serait un peu manipuler et calmer. Il faudrait évidemment du temps pour que les deux étrangers puissent s'apprivoiser. Je m'approchais tout doucement tandis que les deux ne se lâchaient pas du regard. Je venais de pénétrer dans leur périmètre. Une attitude de combat était prostrée sur leurs visages.

Je déposai ma main sur l'échine grise du cheval. A ce contact il tressaillit violemment, sans lâcher prise à ce jeu de regards. Seules ses oreilles pivotaient en tout sens.

_ Calme toi... Doucement...


Lui susurrais-je en effleurant son encolure sous laquelle je sentais chacun de ses muscles bandés. Je m'aventurais doucement à caresser son visage tandis que Solveig lui occupait l'esprit. Il ne supporta pas ce contact plus d'une seconde, relevant avec brusquerie la tête. Sa robe c'était humidifié avec ce stress qui le faisait suer.

Je m'approchais de Solveig, même si les deux se regardaient avec animosité l'animal c'était peu à peu calmer. J'entrepris de forcer le contact entre les deux êtres. Je glissai doucement mes doigts dans ceux de Solveig. Doucement j'approchais sa main du nez de l'animal, scrutant ses yeux. Il coucha rapidement ses oreilles, approchant lui aussi doucement son nez de la paume de la main de Solveig. D'abord, il releva la tête laissant apparaitre le blanc de ses yeux. Il inspira et expirait fortement, dilatant ses naseaux, pour analyser la nouvelle odeur. Puis secoua violemment la tête de haut en bas.

Il fit ensuite le fhlemenn pour être sur de l'odeur qu'il venait d'analyser. Il était apparemment prêt à laisser Solveig passé dans son champ. Je pus enfin détacher mes yeux de Tryptik sans craindre qu'il ne s'énerve sur Solveig. Je plongeais alors mes yeux dans ceux de l'homme, desserrant mes doigts autour de sa main, puis finit par la lâcher.

_ Tu es fou, tu le sais ?


Dis-je sur un ton amusé, en posant ma tête sur son épaule.

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MessageSujet: Re: Somebody to love. [Pv Solveig]   Mer 25 Mai - 23:40

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Dawn s'approcha sans un mot de l'étalon et posa avec lenteur une main sur ses flancs qui se soulevaient irrégulièrement sous l'effet d'une respiration presque haletante. Ce dernier tressaillit avec violence, mais ne lâcha pas Solveig du regard, laissant seules ses oreilles tourner à droite et à gauche pour capter le moindre bruit qui surviendrait. Ils se dévisageaient comme deux fauves prêts à se jeter l'un sur l'autre, affichant tous deux la même animosité à l'égard l'un de l'autre. Et Solveig ne semblait pas craindre le moins du monde de se retrouver face à une masse de muscles de 600 kilos, tout comme l'étalon semblait craindre un peu ce bipède au regard si dur, qu'il ne connaissait pas.

Calme-toi... Doucement...

Murmura la jeune femme en effleurant l'encolure tendue de son cheval. Elle posa délicatement une main sur sa tête pour lui donner une caresse rassurante, mais il releva la tête avec brutalité, insensible à cette tentative pour le calmer. Dawn finit par s'approcher à nouveau de Solveig, lui prit la main et l'approcha doucement du nez de Tryptik. Celui-ci coucha immédiatement les oreilles, les naseaux dilatés, regardant les deux humains avec une certaine hargne. Une minute se passa ainsi, dont le silence n'était troublé que par la respiration sourde de l'équidé. Il finit par secouer la tête avec force, comme pour signifier qu'il avait terminé son petit manège.

Tu es fou, tu le sais ?

Lui dit la jeune femme d'un air amusé en plongeant son regard dans le sien, tandis qu'il caressait doucement le chanfrein de l'étalon. Fou. Oui, c'était sans doute là l'adjectif le plus adéquat pour décrire Solveig. Après tout, ce n'était sûrement pas tout le monde qui aurait le courage ni la force de devenir le leader du plus grand gang de trafiquants de drogues de Los Angeles, de survivre à fusillade, ou même de rester de marbre devant un étalon de 600 kilos qui vous fonce dessus... Elle posa alors sa tête contre son épaule.

Oui, je sais.

Répondit-il avec un sourire tendre et amusé, en passant un bras sur les épaules de Dawn.

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MessageSujet: Re: Somebody to love. [Pv Solveig]   Jeu 26 Mai - 19:05

Tryptik faisait un effort surhumain, lui qui ne supportait habituellement aucun contact. L'homme pouvait parcourir sans aucune gêne la tête fine et puissante de l'étalon. L'animal semblait presque serein avec Solveig, un sentiment que je découvrais chez lui. Je le voyais commencer à dormir, néanmoins surveillant Solveig, sur ses gardes, prêt à frapper ou fuir au moindre geste brusque. Doucement ses yeux se fermèrent. Il reporta son poids sur sa jambe gauche, mettant celle de droite au repos, ses oreilles c'était légèrement détendue, toujours en arrière à la recherche du moindre bruit. Il restait ainsi quelques minutes puis releva brusquement de quelques centimètres sa tête, rouvrant alors les yeux.

- Oui, je sais.


Me dit-il arborant un agréable sourire gorgé de tendresse. Je sentis alors une main sur mon épaule, geste qui m'arrachai un sourire de bien-être. Tryptik, à qui il ne fallait pas en demander trop stoppa le contact, en reculant sa tête, la baissant dans l'herbe, qu'il arrachait goulument. Puis il se décala de quelques mètres de nous, doucement il replongeait sa tête dans l'herbe. Puis sa vivacité reprit très vite le dessus. Il releva la tête, émit un puissant hennissement agressif. Il partit au trot en direction des champs voisins. Longeant la clôture appelant les autres chevaux, faisant les cent pas, passant de temps à autre au galop. Je me souvenais de ses enfants qui lors d'une course tentant de décomposer le galop rapide, de ses chevaux dont le mental était brisé, qui se tenait toujours sur les épaules.

En regardant l'animal piaffé d'énervement je me disais qu'il aurait toujours tout eu pour faire de la Doma Vaquera, qu'il aurait été un diamant brut de cette danse ou les chevaux virevoltaient autour du taureau avant de le défier de face avec une grâce aérienne et des réflexes de fauves inquiétés. Ces victimes devenir avec un tel naturel d'élégants bourreaux. Je regrettais presque parfois de lui avoir volé cet avenir si prodigieux auquel il avait été stupidement arraché. Je me promettais un jour de l'emmener faire de la Doma Vaquera, et tant pis si il n'était pas monté par ces hommes puissants et rugueux aux larges épaules et à la démarche digne d'un brut reclus du monde. Un jour il deviendrait ce prince qu'il aurait dû être.

Je sortis de mes songes mélangeant mes doigts à ceux de Solveig me pressant contre lui sans un mot. Lorsqu'il était là je me disais que je n'existais pas avant, j'avais l'âge de notre rencontre. Ce quitter au milieu de sa vie, avec la certitude que l'on ne renouera pas avec notre histoire personnelle n'était pas banale. Dawn n'était plus le double de celle qu'elle avait été avant, elle était même son propre meurtre. Cette histoire était beaucoup plus que ça, c'était une promesse qui soufflait au-dessus de moi comme le vent dans les branches. Entre nous c'était instauré un langage étrange, ou les paroles se jouaient sur un air de violon, c'était la langue du silence.

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MessageSujet: Re: Somebody to love. [Pv Solveig]   Sam 28 Mai - 17:23

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L'étalon à la robe couleur de cendre releva soudain la tête d'un geste brutal, rouvrant ses grands yeux nerveux, et s'éloigna de quelques mètres. Il se mit alors à brouter l'herbe avec vivacité, l'arrachant par grandes touffes, qu'il mâchonnait ensuite pendant de longues minutes avant de l'avaler avec avidité. Il se mit soudain à hennir, puis partit au trot, piaffant et courant en tout sens. Il n'était pas de ceux que l'on apprivoise en une caresse forcée, il n'était pas de la race des animaux soumis. Cet étalon-là était un force de la nature, aussi solide qu'un roc, hermétique aux tentatives que l'on faisait pour tenter de l'adoucir, de le façonner comme on l'entendait... Et en même temps sensible et magnifique.

Dawn se serra alors contre lui, un sourire paisible éclairant son visage pâle. Il sourit à son tour, satisfait de voir qu'elle ne dépréciait pas sa compagnie. Il demeura un moment les yeux dans le vague, se demandant ce qu'ils allaient bien pouvoir faire, à présent. Il n'allaient tout de même pas rester plantés là toute la journée à regarder un cheval complètement givré s'énerver dans son coin... Solveig releva sa manche d'un geste rapide et consulta d'un air perplexe le cadran de sa rolex argentée. Midi et quart.

Un resto, ça te dit ?

S'enquit-il en la dévisageant avec curiosité. Il espérait sincèrement qu'elle n'allait pas refuse, il n'avait pas la moindre envie de quitter la jeune femme maintenant. Toute cette histoire lui avait bouleversé l'esprit, et après ce qu'elle lui avait fait voir, il était assez curieux de savoir à quel point elle pouvait tenir à lui. Et quelque chose lui disait qu'il allait devoir persévérer pour pouvoir enfin percer à jour cette créature au caractère si complexe et aux réactions si étranges.

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