American Horse Ranch

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 Planet Hell { libre.

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MessageSujet: Planet Hell { libre.   Lun 11 Oct - 16:18

Lundi onze octobre deux-mille dix, aux environs de midi.
Le paysage défilait à grande vitesse de l’autre côté de la vitre. Derrière le teinté sombre de cette dernière, Sasha ne distinguait que difficilement la verdure qui l’entourait de toute part et, de toute façon, elle n’avait pas envie de perdre son temps à regarder le panorama. Cela faisait une éternité qu’elle et son père erraient sur ces routes perdues au milieu d’immenses prés et champs, délimités par des barbelés ou des barrières en bois, et il fallait avouer qu’elle commençait gravement à perdre patience. Elle était au bord de la crise de nerfs. Déjà qu’un rien suffisait à l’énerver, ces vingt heures de trajet avaient eu raison d’elle. En effet, elle venait de passer quasiment une journée complète dans la voiture de son géniteur. Même l’arrêt dans un hôtel-étape ne lui avait pas été bénéfique. Elle en avait marre, extrêmement marre. Actuellement, elle donnait l’impression d’être hyperactive, à gesticuler toutes les secondes, à être toujours en mouvement, à trouver un passe-temps quelconque ... Evidemment, pour relier Los Angeles à l’Oklahoma, elle aurait pu prendre l’avion mais Môônsieur Callaway avait refusé la proposition de sa fille. Imbécile ! avait-elle aussitôt pensé. Il ne savait pas qu’elle le haïrait jusqu’à la fin de sa vie ... Bah, elle le haïssait déjà. Non seulement il l’avait renvoyée un temps vivre chez sa mère – une droguée maniaco-dépressive – voilà maintenant qu’il l’obligeait à faire un séjour dans un ranch – donc au milieu de chevaux, les animaux qu’elle détestait tant désormais. Tout de même, elle avait sa majorité, elle pouvait faire ce qu’elle voulait ! A moins que ... A moins que ça ne soit qu’un test ? Oui, c’est ça ! Il voulait voir si elle était assez forte, courageuse et fière pour s’intégrer dans le cercle fermé des cow-boys ! Si c’était ainsi, elle allait lui montrer, à son paternel comme au monde entier, qu’elle n’était pas une demoiselle écervelée incapable de travailler.

Parce que oui, au fond, elle était une citadine. Née à Los Angeles, ayant déjà vécu à New York et à Beverly Hills, elle ne connaissait pas la campagne – mais elle la maudissait déjà. Sérieusement, où était passé le bitume ? Les hôtels ? Les lumières ? Les panneaux ? Cela faisait trop longtemps qu’elle n’avait plus remarqué un de ces éléments ... et ça la désespérait car cela voulait dire : plus de fêtes, plus de trafics illicites, plus rien pour s’amuser ... Sauf si elle ajoutait son grain de sel dans le train-train des habitants de l’American Horse Ranch ! Ha ! Elle allait faire péter le feu. Ce n’était pas parce que l’homme qui l’avait élevé lui avait imposé des règles qu’elle allait les respecter. De un, bien qu’elle ait promis de ne plus fumer, elle avait apporté son paquet de clopes et, mieux encore, son briquet – vous ais-je dit qu’elle avait des tendances pyromanes ? De deux, il lui avait demandé d’être sage et de bien s’entendre avec les autres ... Mais elle n’en pouvait rien si c’étaient eux qui la détestaient ! En gros, elle ne ferait aucun effort. Strictement aucun. Et de trois, il espérait grandement qu’elle retrouve sa passion de l’équitation ... Pff, qu’il rêve ! Une fois de plus, elle n’était pas d’accord. Ces stupides canassons avaient tués son meilleur ami, bordel, pourquoi elle leur ferait confiance ?! Fulminant intérieurement, elle incendia son parent du regard et rabaissa la fenêtre pour laisser passer de violents courants d’air, et de-là se rafraichir l’esprit. Les sentiments se bousculaient en son for intérieur ... De la rage, de la tristesse, de l’incompréhension, ... Non, elle ne se laisserait pas aller, tout comme elle ne changerait pas ses habitudes. Non mais oh ! C’était peut-être l’Oklahoma, certes, mais elle, elle restait Sasha Erin Callaway, la petite délinquante de service, aux tendances trash et suicidaires, qui n’obéissait à personne si ce n’était à elle ...

Ainsi, pour commencer, au lieu d’adopter une tenue plus passe-partout que d’habitude, elle arborait son style personnel. Elle portait une très courte robe ténébreuse et des collants transparents à motifs divers. Aux pieds, d’énormes boots ébène, et autour du cou, un nombre incalculable de longs colliers de couleur, pour la plupart, blanche et noire. L’un d’eux avait même pour pendentif une petite croix argentée, tandis qu’un deuxième laissait apparaître une minuscule guitare électrique d’un coloris aussi obscur que le reste de son apparence. Et cela sans parler de la multitude de bracelets et, les incontournables mitaines. Côté maquillage, elle était restée plutôt légère. Enfin ... on peut dire ça ainsi. Sur le teint, rien qu’un soupçon de poudre irisée pour faire ressortir sa peau déjà claire. Elle n’avait cependant pas épargné l’ombre à paupière, mélangeant du noir, du brun, du rouillé, le tout fondu en un beau smoky eye. Pour souligner ses yeux bleus, un trait de crayon et du mascara. Pour finir, elle jouait seulement la carte des lèvres naturelles – en exceptant le passage de baume hydratant ... Ses cheveux bruns, quant à eux, étaient noués en une longue tresse aux nombreuses mèches rebelles, retombant sur ses épaules cachées par une veste moulante en cuir. Petite remarque : elle détestait avoir les cheveux tirés en arrière. D’accord, elle avait fière allure, ça lui allait très bien ... Néanmoins, ce look rock et sauvageon avait de quoi surprendre les passants dans la rue. Quoi qu’il en soit, vous allez devoir vous y habituer ...

Justement, après un laps de temps interminable et après avoir traversé la ville – ce qui eut le don de revigorer l’instinct fêtard de la jeune femme -, le véhicule se stoppa dans la cour du Ranch. Nonchalamment, la brunette mit pied dehors ... et eut soudainement envie de vomir. Ce trop plein d’air non pollué la rendait déjà malade ... L’air désintéressé, elle ne daigna même pas balayer les alentours de ses grandes prunelles, préférant poser ces deux cités sur les valises que lui tendaient son père. Elle les lui arracha des mains et s’éloigna aussitôt, lui tournant délibérément le dos. Désolée, mais elle ne parlait pas aux gens qu’elle n’appréciait pas. L’intéressé en question se massa la nuque, embêté, puis engagea la conversation. Il évoqué un ancien souvenir : le jour où Sasha s’était cassée la jambe, qu’elle hurlait de douleur et qu’il s’était occupé d’elle, l’avait calmé ... Elle avait à peine sept ans, à l’époque. Il cita ensuite le divorce suite à la descente aux enfers de la mère d’Erin. D’ailleurs, il parla un peu de la descente aux enfers de celle qu’il considérait comme sa fille ... Puis, il en vint à la mort de Matthias, le huit avril deux-mille-dix, date qu’elle n’oublierait pour rien au monde ... Là, il dépassait les bornes. L’envie de l’assassiner sur place dans les pires souffrances et dans le plus macabre possible lui traversa l’esprit ... Elle se dit néanmoins que semer un cadavre sur sa route était une mauvaise chose. N’empêche, elle était grièvement en rage ... Ses veines bouillonnaient, ses poings s’étaient serrés. Le peu de self-control qu’elle possédait l’empêchait de commettre une bêtise irréparable ... Qu’il parte avant qu’elle fasse un malheur ! Obéissant certainement à un instinct de survie, il regrimpa dans sa bagnole et s’en alla, un dernier regard sur son « bébé ».

La rebelle se calma presqu’instantanément lorsque cet être ignoble et abjecte disparut de son champs de vision. Elle avait envie de pleurer ... Vite ! Une cigarette allait la remettre en forme ! Elle s’en alluma une, la tira puis cracha la fumée devant elle. Jusqu’ici, elle n’avait pas voulu remarquer un seul et unique cheval, ni même les personnes qui pouvaient vivre ici ... Elle s’ennuyait fermement. Qu’ils aillent tous se pendre, de toute façon. A moitié zen, à moitié agacée, elle s’assit sur l’une de ses valises, continuant à consommer sa clope. Le premier qui arrive, elle le bouffe, c’est sûr ... Non, non, bien sûr, elle ferait la gentille petite nouvelle, timide et renfermée ... Pouah ! Ce genre de comportement ne la concernait pas.
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